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n°174.Arabie saoudite : révolution au cœur de la famille royale

06.07.2017 à 18 H 44 • Mis à jour le 06.07.2017 à 18 H 44 • Temps de lecture : 14 minutes
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C'est bien plus qu'une révolution de palais. Le complexe système de pouvoir saoudien est bouleversé par la promotion soudaine de Mohammed ben Salmane, désormais prince héritier au côté de son père, le vieux roi Salmane. En ayant écarté tous ses rivaux, celui que l'on surnomme « le Féroce », âgé de seulement 31 ans, concentre la quasi-totalité des pouvoirs

En toute simplicité, la propriété s’appelle « le château Louis XIV ». C’est un palais de 5 000 mètres carrés habitables, édifié à Louveciennes, dans les Yvelines, sur un parc de 23 hectares copie de ceux de Le Nôtre, le paysagiste du Roi-Soleil. Ni les bâtiments ni le parc ne datent pourtant du Grand Siècle, loin s’en faut, mais ils cherchent à l’imiter. À n’importe quel prix ! Construit à partir de 2011, à l’initiative d’une société appartenant au saoudien Emad Khashoggi, avec des techniques et des matériaux utilisés au XVIIesiècle, le château a surgi de terre il y a seulement quatre ans.


Le « château Louis XIV » à Louveciennes, vendu pour 275 millions d'euros. © Reuters


Son promoteur promettait d'offrir à ses occupants « les fastes de Versailles sous la révolution high tech » (domotique, salon sous aquarium…). En septembre 2015, il a trouvé preneur pour 275 millions d'euros, selon les informations de l'agence Bloomberg. Ce qui en fait, semble-t-il, la demeure privée la plus chère au monde.


L’heureux propriétaire n’ayant pas voulu se dévoiler, les spécialistes de l’immobilier ont cherché qui pouvait payer une somme à ce point ahurissante. Les regards se sont tournés vers les Qataris, en particulier vers les propriétaires du Paris Saint-Germain. Démenti. « Le château Louis XIV » a donc gardé son secret. En fait, le mystérieux acquéreur était un Saoudien. Mais à cette époque, il n’était pas encore le prince héritier en titre. Il n’avait pas défrayé la chronique en s’emparant de tous les pouvoirs et en limogeant avec fracas son rival, Mohammed ben Nayef. Mais déjà, il était coiffé d’un surnom qui traduit bien l’inquiétude des autres princes à son égard : « le féroce ».

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